La Belgique dans toute sa splendeur

Ce vendredi 4 mars 2011 avait lieu une énième grève générale en Belgique.
Comme d’habitude, les revendications sont floues et, comme d’habitude, la grève a eu lieu un vendredi (qui précède les vacances, faut-il le préciser).

Les revendications concernent l’accord interprofessionnel c’est-à-dire face au blocage salarial et aux inquiétudes sur le maintien du système d’indexation automatique.

En Belgique, la grève est un droit. Tout comme le vote. Et tout comme le vote, la grève est obligatoire sous peine de représailles.
Sauf qu’ici, ce n’est pas l’Etat qui va vous punir mais bien les syndicalistes.

Ainsi, il y a eu des barrages sur les routes pour empêcher les gens d’aller travailler, d’aller au chevet d’un malade ou quoi que ce soit.
Il est normal que dans un pays où le droit de vote s’est mué en obligation de vote que certaines personnes confondent droit et obligation. On a le droit de faire grève afin de manifester son mécontentement mais on a aussi le droit de ne PAS faire grève. D’un côté comme de l’autre, c’est la liberté d’expression.

On a pu assister à des barrages complets ou des barrages filtrants avec des conséquences impressionnantes comme cet automobiliste qui, excédé, a décidé de forcer le barrage renversant par la même occasion une personne. Même chose à Houdeng où là c’est un camion qui a décidé de faire un forcing.

Le pire est à venir : des manifestants aux couleurs des socialistes sont entrés dans un supermarché pour le dévaliser. Enfin, ils se sont juste contentés d’embarquer 120 canettes de bière (cherchez pas, c’est typiquement belge). L’excuse a été « si tu avais fait grève, cela ne serait pas arrivé ».
Il y a aussi le bâtiment du fisc à Liège saccagé, toujours par les mêmes rouges. Idem pour le bâtiment du Forem ou même d’une société privée.

La cerise sur le gâteau reste le bilan des syndicats : une vraie réussite. Il est vrai que détruire les biens publics, voler dans un supermarché, bloquer des routes, empêcher les gens de se rendre quelque part alors qu’il y a peut-être urgence, c’est une vraie réussite.

Le côté cocasse reste cette société de cargo qui devait démarrer ses activités ce 4 mars qui a décidé d’abandonner et de ne plus utiliser l’aéroport de Bierset : perte d’argent et perte d’emplois à la clef.

Je n’ai rien contre cette grève qui est surement justifiée. Je déplore juste la manière dont s’est déroulée la journée.

Le pays est déjà mal en point (on arrive aux 300 jours sans gouvernement, record mondial), il était inutile de donner une nouvelle mauvaise image de ce pays qui craque de tous les côtés.

Une fois de plus, j’ai surement raté un épisode car je n’ai pas tout compris sur les moyens utilisés par les syndicalistes.

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