[Nouvelle-Zélande] La facteur ne sonnera plus que 3 fois

pigeonvoyageurLa technologie, cette chose fabuleuse qui met les gens en relation de la façon la plus facile et la plus rapide.
Avant, pour faire parvenir un message à quelqu’un, il fallait plusieurs jours : le temps que votre lettre soit traitée et distribuée par la poste.

Aujourd’hui, e-mails et SMS ont remplacé les bonnes vieilles lettres en papier.
On ne s’échange plus une belle lettre qu’on a pris le temps d’écrire avec sa plus belle écriture. Plus de papier coloré. Plus de petits coeurs dessinés sur le coin de l’enveloppe qu’on envoie à son chéri.

Aujourd’hui, tout se passe de manière électronique. TAP-TAP-TAP, CLIC-CLIC-CLIC et voilà la lettre envoyée et reçue instantanément par votre correspondant.

Conséquence?
Commençons par les positives : moins de papier et donc meilleur pour l’écologie. C’est la rapidité et des envois urgents peuvent être distribués très rapidement (et peuvent parfois sauver des vies).

Les inconvénients : une dématérialisation de la lettre. Le plaisir de recevoir une belle lettre et de la toucher disparaît. Le bonheur de se dire que cette lettre, venue de là-bas bien loin, a traversé la planète.
Un email, ce n’est pas matériel et on en reçoit tellement qu’on n’a plus l’impression de l’importance du courrier.
Quand on reçoit une lettre, on prend le temps de la lire et de répondre. On écrit, on fait une rature, puis une deuxième. Alors on jette la feuille et on reprend depuis le début. L’email, TAP-TAP-TAP Backspace et on continue.

Sa rapidité à être délivrée donne l’impression de « chatter » et non plus d’écrire.

Mais les conséquences se répercutent au niveau de l’emploi également. Des facteurs ne sont pas remplacés. Ils sont parfois licenciés. On ferme des bureaux de poste. Et c’est mondial puisque la Nouvelle-Zélande vient de décider que la distribution de courrier passerait de 6 fois par semaine à 3 fois par semaine, faute de courrier à distribuer.
En effet, même nos factures arrivent par email. Parfois, elles ne sont même pas dans l’email mais vous devez cliquer sur un lien qui vous envoie sur le site de l’entreprise. Un clic sur le bouton « payer » et c’est une affaire classée.

Heureusement, pour la poste néo-zélandaise, elle offre d’autres services, comme des services bancaires. Les comptes se portent donc bien et elle fait même des bénéfices. Mais cela n’enlève rien au fait que la poste tend à disparaître et, avec elle, le plaisir de recevoir cette lettre de votre ami resté là-bas au loin.

Bon, sur ce, je clique sur « publier », je tweete ma publication et je vais écouter quelques MP3. Vive la technologie!

 

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